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Leclou de Fourchette, sympathie du rapport calories-prix - Le figaro.fr Allez savoir, peut-être est-ce le froid de la météo ou le front bas du moral, il n'empêche que dans son volontarisme de gueule, son tempérament de cocagne et sa manière d'assumer l'embonpoint, cette adresse-là tombe à pic pour rappeler qu'un bistrot n'est parfois qu'une simple mécanique de la faim ordinaire, une machine à vous faire la peau du ventre bien tendue, un refuge pansu, fatalement empoté à trop s'emporter. Vous cherchiez la gastronomie à moteur hybride, vous voilà dans la berline diesel où l'assiette ne se mord pas les joues, en rajoute, triple les brochettes de saint-jacques et flanque au carpaccio de thon fumé une rillette de sardine. À son contact, on oserait presque le plaidoyer pour un genre en péril (à l'usage, on comprend pourquoi) mais qui en vaut parfois bien un autre : la table calorique, ventrue, bien en chair, d'une rabelaisie transgressive, une main sur le cœur et l'autre sur l'estomac. Vous ne vous sentez pas bien ? Bah, une partie de la carte propose quelques plats en demi-portions. Encore une fois, une attention comme un aveu.
GENRE. Déjà adoubé par les ronds de serviette autochtones avec son bistrot de la rue Cardinet, Leclou « bis-répétite » en lieu et place de l'Aristide. Cuisine forte en gueule pour un public qui ne l'est pas moins.
AVEC. Un anti-régime.
PRIX. Franchement pas affolants : env. 25-35 €. Cochonnailles du Sud-Ouest : gauloiseries de bon acabit. Brochette de canard aux pruneaux, jus au foie gras : bravement nanard. Riz au lait et raisins : gaillard.
BONNE TABLE. Pourquoi pas en solo, au comptoir ? Service désarmant de gentillesse.
Par Emmanuel Rubin, le 03/02/2009
Paris: Le Clou de fourchette - L'EXPRESS.fr A la carte, trois ou quatre assiettes light dédiées aux appétits féminins, des plats proposés en demi-portions, mais aussi de la cochonnaille et les recettes ménagères d'une gastronomie de costauds... Dans la mise en scène, des airs de bar à tapas, un côté pur bistrot parisien, mais aussi quelques manières comme cette bande-son modeuse, ce faussement tendance «uniforme» noir de l'équipe ou ce voiturier frigorifié... Comme si le «bis» de Christian Leclou, patron d'une bonne table voisine, avait du mal à prendre parti. Un petit supplément d'âme -ça va peut-être venir avec le temps!- un service un peu plus incarné et cette adresse plutôt agréable deviendrait carrément complice. Car pour le reste, tout droit envoyés de la cuisine ouverte, l'assiette de thon blanc de l'île d'Yeu accompagné de rillettes de sardines, l'épaule d'agneau confite et, plus anecdotique, le duo mascarpone-chocolat tiennent bien la route.
Par Pierrick Jégu, le 18/02/2009
Le Clou de Fourchette - GaultMillau.fr En se rapprochant de la gare Saint-Lazare, Christian Leclou ne change pas de quartier mais affine son propos dans une simplicité très actuelle, sur le thème assez porteur du "t'as faim? t'as soif?". La réponse est dans ce décor clair et accueillant et dans les assiettes toujours aussi bien tournées par un spécialiste de la question.
Leclou élargit la gamme - Le bien public.com Dans le cadre de la Semaine du goût, Angélique et Gérald Martenot ont reçu dans leur cuisine et laboratoire un restaurateur parisien reconnu : Christian Leclou.
Pour présenter à la clientèle du rayon traiteur de nouveaux mets, Angélique et Gérald Martenot se sont rapprochés du Centre européen des professions culinaires qui a mandaté dans leur cuisine et laboratoire un formateur. L’organisme professionnel a dépêché – en lieu et place d’un Meilleur Ouvrier de France empêché – un restaurateur parisien reconnu.
Christian Leclou, avant d’ouvrir Le Clou de fourchette et d’intervenir comme conseil dans des restaurants de luxe de par le monde, a fait ses gammes dans des grands restaurants parisiens tels que Ledoyen et Le Square Trousseau. Un parcours formateur que Christian Leclou a ponctué par deux stages : l'un avec Philippe Legendre chez Taillevent, l'autre avec Jean Bardet à Tours.
Avec la passion pour la restauration qui l’anime, Christian Leclou a transmis son savoir-faire, permettant à l’équipe d’appréhender de nouvelles recettes et à l’établissement d’élargir sa carte et de graver dans la mémoire de l’équipe la Semaine du goût de cette année.
Lancement réussi pour Le Clou - L'Hôtellerie Restauration.com En octobre 97, Christian Leclou sautait le pas et se mettait enfin à son compte. Du courage et beaucoup de travail, c'est ce qu'il a fallu à ce jeune chef pour réussir son pari. Aujourd'hui, son restaurant, baptisé Le Clou bien sûr, attire au fin fond du XVIIe arrondissement de Paris, une clientèle de plus en plus nombreuse.
"Je préfère être chez moi qu'être un numéro dans une brigade, dit aujourd'hui Christian Leclou. Ici, je contrôle tout." Et le jeune chef, 38 ans, dit vrai. Pour acquérir son restaurant et réussir à passer sans encombre le cap de la première année, Christian Leclou s'est donné corps et âme. "Cela faisait quelques années que je pensais à avoir mon propre restaurant à Paris, mais c'était trop cher, confie Christian Leclou. Puis le marché est devenu plus abordable. Et c'est le bouche à oreille qui m'a permis de savoir qu'il y avait une opportunité."
Le fonds lui a coûté 1 MF, dont 300 000 F d'apport personnel ("pour me procurer l'apport pour le restaurant, j'ai vendu mon appartement"). Le reste sous forme d'emprunt auprès du Crédit Agricole. Situé au cœur du XVIIe arrondissement, le restaurant offre une capacité de 52 places assises, sur une surface de 65 m2. Il y a aussi une terrasse, qui peut accueillir 12 couverts, mais il faut bien avouer qu'à Paris (sans chauffage), elle ne rapporte pas grand-chose. En sous-sol, Christian Leclou récupère un espace de 70 m2 et, au premier étage, un appartement de 80 m2 qu'il habite. Le tout représente un loyer trimestriel de 47 000 F.
De bonnes idées peu onéreuses
Pour lancer Le Clou, ex-restaurant Scheffer pendant 5 ans, le nouveau patron ne s'est pas lancé dans de gros travaux. L'établissement nécessitait tout au plus un rafraîchissement des peintures. En cuisine, il a revu l'équipement du froid. Après, ce sont surtout quelques détails de décoration qui signent le nouvel établissement : les nappes en tissu, de jolis petits bouquets de roses séchées sur chaque table (réalisés par la maman de Christian) ; aux murs, des ardoises d'écolier à l'ancienne grand format pour inscrire le menu, des affiches début du siècle respectant l'esprit brasserie du lieu. A signaler aussi, la carte du restaurant, ornée d'une aquarelle dessinée par Jean-Pierre Descaves, professionnel de la restauration, conseiller et ami, qui travaille à temps partiel au restaurant. En fait, chacun met la main à la pâte et l'on sent cette solidarité d'emblée.
Pour faire marcher l'affaire, ils sont 6 : 3 en cuisine (le chef, un apprenti et un plongeur) et 3 en salle (dont 2 à temps partiel). Christian Leclou espère bien pouvoir embaucher très prochainement une personne à temps plein en salle.
Tout est fait maison
Sa clientèle ? "Ouvert fin octobre 1997, on a eu un peu de presse et ça nous a amené un peu de clients. Mais c'est surtout une clientèle de quartier, fidèle et régulière, et aussi celle des bureaux. Il y a beaucoup de petites sociétés autour. Résultat, ça marche mieux le midi que le soir." Le restaurant atteint une moyenne de 60 couverts/jour. Avec un menu à 98 F le midi (au choix : 2 entrées, 2 plats, 2 desserts) qui change tous les jours, le chef pense avoir fait le bon choix. "70 % des clients prennent le menu à midi", précise Christian Leclou. Quant à la carte, elle contient 7 entrées, 7 plats et 7 desserts. Elle change tous les mois. Sauf trois best-sellers : Terrine de boudin aux châtaignes, Epaule d'agneau du Poitou confite au romarin et le Moelleux au chocolat crème glacée au café. "Tout est fait maison, sauf les glaces. Je fais une cuisine du marché qui suit les saisons. J'aime transformer les produits", déclare Christian Leclou.
Son parcours ? Après un CAP restauration obtenu en 77 au Lycée hôtelier de Loudun (Vienne), quelques grandes étapes formatrices : Le Ronsard à Joué-les-Tours avec M. Guignard, Jacky Tisseron au Château de Chenonceau ou encore M. Royer, auberge La Bonne Idée à Saint-Jean-au-Bois ("avec qui j'ai appris le gibier"). C'est en 1982, à Loches (Indre-et-Loire), à l'hôtel George Sand ("ma première ouverture") qu'il obtient son premier poste de chef. Puis encore de belles maisons mais à Paris. Son dernier emploi salarié : c'est chez Ledoyen, dans la partie réceptions en 1997. Un parcours très formateur que Christian Leclou a ponctué par deux stages : l'un avec Philippe Legendre chez Taillevent, l'autre avec Jean Bardet à Tours : "Cela m'a aidé à faire le point entre deux postes et je voulais aussi savoir ce que c'était qu'une grande maison."
Pour s'approvisionner, Christian Leclou fait appel à un acheteur qui cherche pour lui les bonnes affaires à Rungis. Mais il a aussi nombre d'adresses de producteurs en province auxquels il reste fidèle. "Mes escargots viennent d'Arçay, près de Loudin, l'agneau d'un abattoir près d'Alençon, le porc de Pompadour et mon gibier vient d'un spécialiste de Tours. Il faut de bons produits", précise le chef. Pour les fromages comme pour les vins, il préfère être en contact direct avec ses fournisseurs. "Je connais beaucoup de producteurs de vins, déclare Christian Leclou. On fait des dégustations et on essaye de découvrir des vins originaux." Un saumur porte même l'étiquette du restaurant.
"La première année s'est bien passée. Mais je sais que ça va être dur les prochaines années pour faire déplacer les gens. L'emplacement est un inconvénient", avoue Christian Leclou. Il est vrai, qu'il est assez difficile de se garer aux alentours et que l'on ne passe pas par hasard dans cette rue. Mais avec les résultats de la première année qui atteignent les 2,1 MF de chiffre d'affaires, le chef reste optimiste. Il va continuer à miser sur les soirées à thème (Sud-Ouest, Beaujolais, accordéon...) qui ont fait salle comble. Et à plus long terme, "peut-être un autre restaurant", laisse entendre Christian Leclou.
Par Nadine Lemoine, le 01/04/1999
Le Clou de Fourchette - ParisGourmand.fr On avait connu l’habile cuisinier Christian Leclou dans son restaurant éponyme du 17eme arrondissement de Paris, où il nous avait conquis avec sa bonne cuisine bistrotière.
Il a aujourd’hui vendu ce restaurant très couru pour s’installer pas très loin de son ancienne maison, dans un adorable bistrot, l’ex Aristide.
Cette escale bistrotière ne manque d’ailleurs pas d’agrément avec ses tables en bois sombre, ses confortables sièges rouges alignés le long du grand comptoir, son mange debout très convivial, et même une belle terrasse en façade littéralement prise d’assaut au moindre rayon de soleil.
Ne cherchez pas à sa carte les plats qu’il servait au restaurant Leclou, car cet habile et chaleureux cuisinier s’exprime, avec beaucoup de bonheur, dans un nouveau registre : celui des tapas, des « assiettes canailles », et des mets néo-classiques, voire tendance.
Ainsi, on peut venir à toute heure dans ce bistro-bar-à-tapas, pour déguster des copeaux de foie gras au sel de Guérande, une « plancha » de sot l’y laisse de poulet déglacée au soja en version tapas, une assiette de jambon patta negra Bellota de 36 mois ou des charcuteries de porc noir et terrine aux condiments.
Des « grignotages » qui peuvent d’ailleurs composer tout un repas, et qui font une rude concurrence au déjeuner comme au dîner, au fameux croustillant de boudin et mesclun au jambon de l’Aveyron servi avec une réduction de vinaigre balsamique, à la belle l’escalope de lieu jaune de Vendée cuite à la plancha, flanquée de mogettes cuisinées au chorizo et à la tomate, ou à l’incontournable agneau du Poitou confit pendant cinq heures, escroté d’une purée d’aubergines et d’ail en chemise.
Mais tapas ou pas, l’unanimité se fait à l’heure, des desserts devant le moelleux tiède au chocolat pur Caraïbe et glace à la vanille Bourbon, le succulent riz au lait d’amande servi en verrine avec une confiture maison et des fruits frais, ou l’impeccable gros baba bien imprégné de vœux rhum et crème légère à la vanille.
Un must pour tous les appétits… et même toutes les soifs, puisque des armoires tempérées permettent de déguster de grands vins blancs ou rouges, à parfaites température, comme le Meursault 2007 de Louis Jadot ou les Fiefs de Lagrange 2007.
Une parfaite adresse bistronomique, à consommer sans aucune modération !
Comptez une trentaine d’euros à la carte. Menu-déjeuner à 20 €, un demi de bière ou un verre de vin compris.
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